Pour Jean N. sans qui… Parole presque de l’origine, perdue dans la nuit des temps, oubliée, moquée, déformée, insultée par toute la sphère religieuse, d’un homme pourtant le plus sain(t) ! qui soit avouant ne croire que ce qu’il voit, qui aime à mettre les doigts dans...
Opus 132 | Blog
Musique, Littérature, Arts et Philosophie
Editoriaux et chroniques
Bienvenue sur notre blog consacré à la musique classique et contemporaine ainsi qu’à ses échos et résonances dans la littérature, les arts et la philosophie.
Rakki Nouha, La Musique et les miettes, racontée par Jacques Jouet & Aurélie Thomas, Cité de la musique – Philharmonie de Paris, Collection Supersoniques, 2026.
C’est drôle, terriblement drôle. Rigolo même. Il n’y a qu’à lire ce que Rakki Nouha dit elle-même de son œuvre. On croit réentendre à cette occasion Karl Kraus demandant à ce qu’on « déjournalise la langue », ce qu’il faudrait faire également, cela va de soi ici, de...
Beethoven et la volonté – Les Variations Diabelli.
Wagner sur l'opus 131 : méditation d'un saint muré dans sa surdité, à l'écoute exclusive de ses voix intérieures. Le romantisme tardif privilégie cette lecture : un Spätstil causé par la surdité. Lecture insuffisante. Beethoven totalement sourd depuis plusieurs années...
Er me prive encore
Dans sa Théo-Cosmogonie, Hésiode raconte que Thanatos (la mort, le trépas) serait frère d’Hypnos (le sommeil) mais que Nuit enfanta aussi Moros « l’odieuse mort » (la Mort violente, elle). Trespas désigne un passage, un détroit, un espace de temps. C’est aussi un...
Le Quodlibet de Bach – Quand la virtuosité rit d’elle-même.
En 1741, Johann Sebastian Bach publie une œuvre étrange. Le titre annonce : Klavier Übung bestehend in einer ARIA mit verschiedenen Veränderungen — Exercice pour clavier consistant en une aria avec diverses transformations. Le terme retenu : Veränderungen, non...
Fusées automnales
Tabula rasa – les lignes serrées, ténues, s’entrecroisent, descendent imperceptiblement des hauteurs, s’amenuisent d’aigu à grave dans la profondeur du silence, dans une élongation, dans une lenteur infinie, et se referment à l’endroit précis où elles sont nées. (Dire...
Regarder le paysage. L’Il y a de Jean-Baptiste-Camille Corot.
Et puis revoici, l’essentiel, si l’on peut dire, le paysage, dont, en le regardant avec les yeux, on allait dire les mains, de Corot, on apprend qu’on ignore de quoi il peut s’agir en réalité et surtout en vérité. En reconsidérant les choses, l’enfilade de questions...
Claude Louis-Combet, 1932-24 novembre 2025
Un immense écrivain contemporain, c’est-à-dire intemporel ; méconnu, c’est-à-dire sans opportunisme ; non reconnu, c’est-dire ne faisant de l’ombre à personne. En compagnie de Baudelaire et de Trakl, de l’aimée qui est toujours une sœur, sa sombre lumière glisse...
L’Inespéré
Vous qui allez lire ceci, oubliez toute espérance, mais ce n’est pas un propos imposteur, reprenant en écho un répons à l’Enfer de Dante mais l’emblème qui signe la vie quand elle advient. Quand éclot ce qui n’est que fruit de la fortune, d’une rencontre de...
De la contradiction
De la contradiction, brute, sans dépassement synthétique. La synthèse est fuite en avant, lissage, complexité effacée, bref le contraire de la vie. Le nom qui dit la vie (bíos) dit aussi ce qui la fait disparaître, l’arc (biós) avec un changement d’accent tonique...
A propos des deux livres d’André Hirt
Le voyage avec l’enfant – un récit, Les Grands détroits, Coll. Carnets, juillet 2024 et Seuils du silence – une chronique, Les Grands détroits, Coll. Carnets, septembre 2025 Si les deux livres d’André Hirt tiennent une part de leur puissance à leur...
« Nascimur inter urinas et faeces » ce qui désolait Augustin ne pourrait-il pas nous réjouir au contraire ?
Face à cette inflation toujours actuelle du désir de pureté, de purification, religieuse, écologique – la même – les pratiques de jeûnes, etc. tentons une apologie de l’impur, une apologie du vivant. De ce trou médian dont nous naissons, de ce trou entre, de ce...
Fusées estivales
Petrouchka : rythmes superposés, interrompus d’un coup, à l’image de la désarticulation du pantin de sciures, de chiffes et de bois. Rengaines de valses tronquées, musique sortie de sa chrysalide post-romantique dans une ambiance de foire d’empoigne aux couleurs...
Lire Adalbert Stifter 1.
Nous ne pouvons plus comprendre les personnages de Stifter. L’empathie est difficile, tellement ils nous paraissent éloignés dans le temps et l’histoire. Nous ne leur ressemblons plus en rien. Lire Stifter, ce n’est pas simplement opérer le saut nécessaire dans un...














