Puisque nous entrons, malgré toutes les apparences, les silences assourdissant et les dénis (don’t look up !, n’est-ce pas ?) dans la saison froide, envers et par conséquent, absolument, contre tout, lisons et écoutons la poésie de Forough Farrokhzâd, résistante en amour comme en politique, réinventant, croit-on comprendre, la poésie lyrique amoureuse des latins, si méconnue, si négligée, plus puissante même que toute gesticulation politique programmée, c’est-à-dire impersonnelle et vide comme un concept ou de faux poèmes issus de la phraséologie des faux poètes.
Ainsi, à la fin du poème Croyons au commencement de la saison froide, Forough Farrokhzâd écrit :
« Peut-être que ces deux mains, ces deux jeunes mains
Étaient la vérité
Enfouie sous la neige qui tombe sans s’arrêter
Peut-être que l’année prochaine, quand le printemps
Fera l’amour avec le ciel derrière la fenêtre
Et que de son corps jailliront à foison
Les tiges légères et verdoyantes
Elles fleuriront, ô mon ami, toi, le plus unique ».
© André Hirt


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