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Forough Farrokhzâd, J’irai juqu’au rivage du soleil (Poésie complète), édition et traduction du persan de Leili Anvar, Poésie/ Gallimard, 2026. 

par | 17/08/2026 | Bibliothèque, Littérature, Notes de lecture

L’Art de la fugue contre L’Art de la guerre et la Fugue de la mort.

Puisque nous entrons, malgré toutes les apparences, les silences assourdissant et les dénis (don’t look up !, n’est-ce pas ?) dans la saison froide, envers et par conséquent, absolument, contre tout, lisons et écoutons la poésie de Forough Farrokhzâd, résistante en amour comme en politique, réinventant, croit-on comprendre, la poésie lyrique amoureuse des latins, si méconnue, si négligée, plus puissante même que toute gesticulation politique programmée, c’est-à-dire impersonnelle et vide comme un concept ou de faux poèmes issus de la phraséologie des faux poètes.

Ainsi, à la fin du poème Croyons au commencement de la saison froide, Forough Farrokhzâd écrit :

« Peut-être que ces deux mains, ces deux jeunes mains

Étaient la vérité

Enfouie sous la neige qui tombe sans s’arrêter

Peut-être que l’année prochaine, quand le printemps

Fera l’amour avec le ciel derrière la fenêtre

Et que de son corps jailliront à foison

Les tiges légères et verdoyantes

Elles fleuriront, ô mon ami, toi, le plus unique ».

© André Hirt

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