Pour Jean N. sans qui… Parole presque de l’origine, perdue dans la nuit des temps, oubliée, moquée, déformée, insultée par toute la sphère religieuse, d’un homme pourtant le plus sain(t) ! qui soit avouant ne croire que ce qu’il voit, qui aime à mettre les doigts dans...
Opus 132 | Blog
Musique, Littérature, Arts et Philosophie
Les derniers articles
Bienvenue sur notre blog consacré à la musique classique et contemporaine ainsi qu’à ses échos et résonances dans la littérature, les arts et la philosophie.
Rakki Nouha, La Musique et les miettes, racontée par Jacques Jouet & Aurélie Thomas, Cité de la musique – Philharmonie de Paris, Collection Supersoniques, 2026.
C’est drôle, terriblement drôle. Rigolo même. Il n’y a qu’à lire ce que Rakki Nouha dit elle-même de son œuvre. On croit réentendre à cette occasion Karl Kraus demandant à ce qu’on « déjournalise la langue », ce qu’il faudrait faire également, cela va de soi ici, de...
Gustav Mahler, Das Lied von der Erde, Marie-Nicole Lemieux, Andrew Staples, François-Xavier Roth, les SIÈCLES, Harmonia Mundi, 2026.
eIl est presque impossible d’en parler, de l’œuvre comme de l’histoire fabuleuse de ses interprétations, depuis Bruno Walter et Kathleen Ferrier, depuis l’enregistrement terrible de Carl Schuricht à Amsterdam, le 5 octobre 1939, avec Carl Martin Öhmann et Kerstin...
Camille Saint-Jacques, Désir de peindre, L’Atelier contemporain • Écrits d’artistes, 2025.
Quel livre peut être, c’est à la lecture une évidence, plus proche de la peinture que celui-ci ? La peinture, qui est un domaine, une espace dans lequel on ne se représente certainement pas, seulement, mais auquel s’ouvre la pensée, celle de l’ailleurs (l’objet du...
Beethoven et la volonté – Les Variations Diabelli.
Wagner sur l'opus 131 : méditation d'un saint muré dans sa surdité, à l'écoute exclusive de ses voix intérieures. Le romantisme tardif privilégie cette lecture : un Spätstil causé par la surdité. Lecture insuffisante. Beethoven totalement sourd depuis plusieurs années...
Robert Craft & Igor Stravinsky, Souvenirs et commentaires, (traduit de l’anglais par Olivier Borre et Dario Rudy), Allia, 2026.
Parfois les commentaires précèdent les souvenirs et au demeurant les sortent de l’oubli, comme ici, lorsque le grand musicien que fut Robert Craft, ainsi que le passeur indispensable de la grande musique du XX° siècle qu’il n’aura cessé d’être donne la parole à Igor...
Lecture seule, sans commentaires : Thomas Mann, La Loi.
À l’écoute seule, sans commentaires : Yvonne Loriod, The complete VÉGA recordings 1956-1963.
Mathilde Reuzé, cello, Chimères, Alessandro Tardino, piano, KNS Classical.
Jamais il ne peut être question de jeunesse à propos d’un ou d’une artiste. C’est ne pas parler d’art et en l’occurrence de musique, mais de tout autre chose. Un peu comme lorsqu’on s’extasie devant une prouesse technique qui, pour être réelle, n’appartient pas moins...
Première publication dans le cadre d’une nouvelle rubrique: ECOUTE SEULE (sans commentaire, ou presque…). Après ses deux concerts à Paris, la semaine dernière: Elisabeth LEONSKAJA, SCHUBERT, The Complete piano Sonatas, Warner, 2022.
Er me prive encore
Dans sa Théo-Cosmogonie, Hésiode raconte que Thanatos (la mort, le trépas) serait frère d’Hypnos (le sommeil) mais que Nuit enfanta aussi Moros « l’odieuse mort » (la Mort violente, elle). Trespas désigne un passage, un détroit, un espace de temps. C’est aussi un...
Guy Sacre, Œuvres pour piano, Billy Eidi, piano, Le Palais des Dégustateurs, 2021-2022.
Que nous dit (nous fait entendre et comprendre) la musique de Guy Sacre ? Qu’il nous reste la musique, que la musique reste et demeure. Et, de surcroît, bien à l’écart des ambiguïtés que telle ou telle musique ont exprimées dans l’Histoire (on songe à Wagner et...
Dmitri Shostakovich, Complete string quartets, vol. 3/ n° 13-15. Cuarteto Casals, Harmonia Mundi, 2025.
C’est une nuit qui s’avance ici, malgré quelques sursauts dans le 14° quatuor, c’est la mort qui se regarde et attend derrière toute chose. La peur, la peur d’abord et toujours, et puis ces quatuors qui viennent dans l’esprit et sous la plume de Shostakovich à la fin...
D. Schostakovich, Symphonies 4/5, Frankfurt Radio Symphony, Alain Altinoglu, Alpha-Outhere, 2025.
Les deux symphonies se suivent, elles ne se ressemblent guère. À moins que, comme deux parallèles, se souvenant de la parenté secrète, se rejoignent pour finir, à l’horizon en s’unissant autour de leur principe : une musique tragique, aux aguets, impatiente aussi,...














